Thailand 2008

Sawasdee khrap !!


Carnet de voyage,

Et oui, me voila en train de rédiger un carnet de voyage. Ce ne sera pas du Hugo Prat ni du Jack London mais c'est un bon moyen pour donner des nouvelles et aussi de mémoriser mon itinéraire, deux mois ça brouille la mémoire et les jours passent et s'effacent très vite.

Rejoindre Paris.

Mon ami Seb m'amène à l'aéroport de Montpellier, trajet tranquille sans se presser malgré un Mistral de fou, cette nuit j'ai bien cru que le toit de la maison allait s'envoler. Merci encore Seb, tu es toujours là quand j'ai besoin d'un coup de main, en fait je crois que tu es devenu mon chauffeur attitré lorsque je pars à l'aventure.

Arrivée à Fréjorgues on se boit un café dans le hall de l'aéroport et Seb reprends la route, le resto a besoin de lui. Bon ça y est, là je suis paré pour le voyage, petit pincement au cœur car les départ s'est toujours un moment particulier d'interrogations personnelles. Ah je vous rassure ça dure juste le temps d'un second café. J'enregistre mes bagages en moins de (minutes, faut dire que j'ai de l'avance et surtout à Fréjorgues il y a les enregistrements automatiques de billets. OK c'est pas tip top pour l'emploi mais alors qu'est ce que c'est pratique et rapide.

Maintenant deux heures d'attente, je déambule dans le hall de l'aéroport, les voyageurs commencent à arriver. Contrôle de sécurité et destination la salle d'embarquement. Un quart d'heure avant de monter à bord la surprise du jour : l'avion venant de Paris qui doit nous amener à Charles de Gaulle ne peux pas se poser a cause du mistral de travers trop fort. Génial, ça doit encore être un ingénieur parisien qui a conçu la piste d'atterrissage, elle est orientée Est – Ouest, dans une région ou le vent dominant est Nord – Sud il fallait y penser. Résultat des courses on embarque finalement dans ... un bus pour l'aéroport de Marseille.

Arrivés à Marseille on nous lâche tout simplement dans l'aéroport et demmerdez vous, pas d'informations, pas de consignes. Je regroupe 6 voyageurs qui sont dans la même galère et propose un coup d'état : direction le premier comptoir d'enregistrement pour Orly (Charles de Gaule c'est dans 5 heures) et on tente le tout pour le tout. Je passe le premier et j'explique la situation à l'hôtesse qui est un peu perdue, deux coup de téléphone et c'est bon, il yen sa de la place et on peut embarquer.

Arrivé à Paris j'ai pas trop l'envie de me taper les plaisirs de la navette et du RER jusqu'à Charles de Gaulle, je sens que sinon le premier qui me regarde de travers il va prendre le compte pour cette journée de galère. Michel un représentant de commerce qui doit récupérer une voiture de loc à CDG se joint à mon avis et on prend un taxi. Super chauffeur, en une demi-heure je suis à mon hôtel. Il est tout de même 19heures et je rêve d'une douche et d'un bon Pastis.

Paris – Bangkok :

Embarquement nickel, comme d'habitude je suis le premier d'une file d'attente de 50 mètres. En 5 minutes tout est réglé, je suis en surcharge de bagages mais avec Thaï Airways aucun soucis, je montre ma carte de plongeur PADI et c'est tout bon. J'ai pris le mini d'équipement de plongée mais ça pèse tout de même 7 kilos. Embarquement et de suite on est en Thaïlande. Les hôtesses habillées en robe traditionnelle de soie multicolore nous accueillent d'un Wai amical et plein de respect (le Wai, c'est le salut Thaï, les deux mais jointes un peu comme pour la prière des chrétiens), faudrait envoyer beaucoup de personnel d'Air France en stage chez Thaï Airways ça leur ferait du bien !!!

Une bonne Shinga (bière Thaï, excellente), un repas Thaï (salade, curry à la noix de coco) et je m'endors avec l'aide d'un somnifère, 12 heures de vol autant dormir et me mettre de suite a l'heure Thaïlandaise pour ne pas avoir une semaine pour effacer le décollage horaire.


Bangkok :

Arrivée au nouvel aéroport de Bangkok, impressionnant : marbre et teinture de soie de partout, décoration comme seul les Thaï savent le faire : harmonie des couleurs et des tons, pas de surcharge de décoration. Bref on a presque envie de passer les vacances dans l'aéroport. Contrôle des visas, les douaniers Thaïs n'ont pas changé, ça doit être les seuls dans ce pays qui ne sourient jamais, même pas un petit « Sawasdee » (Bonjour), ils doivent les sélectionner à la naissance. Enfin c'est pas grave et attention ici on ne plaisante pas avec la police sinon ça peux très vite tourner au cauchemar avec retour immédiat en France voire pire un séjour aux frais du roi à la prison centrale de Bangkok, un endroit à éviter absolument.

Je récupère un taxi qui m'amène à mon hôtel dans le centre de Bangkok, gros hôtel de voyageur situé en face de la gare centrale de Hua Lampong. C'est pas le top mais pour trois nuits ça suffira largement.

Petite ballade dans les rues avoisinante toute la journée. Le plus dur c'est de résister à l'envie de dormir, je suis arrivé à 7 heures du matin heure locale, il faut donc que je tienne toute la journée sans dormir pour vaincre le décalage horaire. A grand renfort de café c'est jouable et je passe ma journée à balader dans les rues de Bangkok. Ville surprenante, la pauvreté côtoie la richesse, pollution, bruit, trafic infernal. Pour traverser une rue à pied il vaut mieux prendre son temps car les voitures et les scooters débouclent de partout sans crier gare. Le resto de l'hôtel est excellent et je m'offre deux super repas Thaï, pour le deuxième je dois même demander plus de piment car c'est un peu trop Européanisé, du coup les serveuses impressionnées que je puisse manger « Thaï Phet » m'offrent le dessert.

Le lendemain matin Dao me rejoins pour le week-end. On part à la découverte de la ville, ballade, marche dans les vielles rues, visite du Wat Po (temple du Bouda couché), ballades en long tail boat sur la rivière Chao Praya et dans les klongs (canaux) et quelques arrêts dans les gigantesques centres commerciaux pour les achats d'urgence (chaussures en particulier) et trouver une banque. Dao m'a ouvert un comte en banque Thaï, j'y dépose une partie de mes traveller's chèques et change des euros, comme ça j'ai une carte de retrait Thaï aux distributeurs automatiques et pas le souci de perdre ma carte bleue et me retrouver sans le sous. On trouve une carte SIM, échange de carte sur mon téléphone et là ça y es je deviens presque Thaïlandais, désolé Orange mais cette année j'aurais le plaisir de ne pas vous enrichir !

Bangkok is Ting Tong city (Ting Tong = fou), ça cours dans tous les sens mais toujours avec le sourire, une voiture manque vous coupez une jambe et le chauffeur vous fait un grand salut dans un éclat de rire sincère et pas moqueur. On trouve des boutiques de tout et de rien, nous visitons la rue des voitures. Sur 50 mètres il y a tout, du magasin qui ne vend que des moteurs à celui qui n'a que des jantes, bref vous rentrez dans la rue à pied et vous ressortez avec une voiture... en kit... mais je suis sur qu'il y a une rue des garages où on vous fait le montage pour quelques baths de plus.

Le week-end se passe très bien, ça me fait plaisir de revoir Dao et je suis content qu'elle ait pu trouver un boulot plus intéressant que l'hôtel a Koh Lanta. En plus je constate que mes cours d'anglais par Internet lui on bien servi, ok elle ne parle pas l'anglais d'Oxford mais il y a du progrès.

Nous passons aussi a Khao San Road, le paradis des routards car je dois allez voir Fern, une amie de George qui tient une agence de voyage, pour organiser mes transports vers le Sud de la Thaïlande. Le dimanche soir Dao repart pour Samut Sakhon, soirée seul a Bangkok, humm j'ai pas trop le goût de sortir alors repos à l'hôtel. Demain matin direction le sud, le soleil et la mer.


Bangkok -Hua Hin :

Je me suis offert un taxi privé, 100 euros pour 200 kilomètres ça vaux le coup plutôt que de commencer le voyage par des heures de bus. Arrivée à Hua Hin, coup de téléphone de Fern, pour une raison toujours inconnues je dois changer d'hôtel. Aucun « Mai pen rai » (pas de problème). En fait je gagne au change, l'hôtel initial est une usine à touriste et le nouveau est une petite pension de famille super bien tenue. J'ai un mini studio de 50 mètres carrés, le bonheur. Accueil Thaï très gentil on l'on fait connaissance autour en buvant un thé au Ginseng. Je pose mes affaires à la chambre, une bonne douche froide et direction la plage. J'ai trop envie de me baigner et en plus il fait une chaleur d'enfer, on doit bien friser les 40 à l'ombre. Hua Hin c'est pas vraiment la plage de carte postale, ça ressemble plutôt au grau du roi, faut que je fasse 200 mètre a pieds dans l'eau pour avoir enfin de l'eau jusqu'à la taille. En plus c'est claffi de méduses de bonne taille et croyez moi celle là quand elles piquent on s'en rappelle pendant une semaine. Heureusement elles font au minimum 30 cm de diamètre alors on les repère de loin. Néanmoins une bonne baignade ça fait du bien et je savoure le plaisir de faire la planche sans penser à rien (à part aux méduses...). Ensuite un bon massage Thaï sur la plage et je suis un homme tout neuf. Le massage Thaï c'est quelque chose, faut pas craindre car c'est pas vraiment dans la douceur. Et va y que je te tords les bras en arrière, que je tire sur les jambes de toutes mes forces, ça craque, ça tire mais après on est tout neuf. Le petit bout de femme qui me fait le massage à une force incroyable, elle me plie joyeusement le dos en deux et j'entends toutes mes vertèbres se remettre en place. A chaque fois qu'elle me fait une nouvelle prise j'éclate de rire et tout ça fini dans un joyeux fou rire accompagné d'un litre d'eau et d'un plateau d'ananas frais succulents.

Le soir je trouve un bar resto bien sympathique tenu par Bobby un anglais installé en Thaïlande depuis 10 ans, autour d'une bière il me donne de bons conseils pour la suite du voyage. Je décide d'aller sur Koh Tao, une ile au nord de Koh Samui. Le lendemain je fais le lézard sur la plage et deux balades à cheval. La plage est gardée par des policiers volontaires à cheval et pour quelques baths on peut faire un bon galop pendant une demi-heure. Le matin je visite aussi le temple du Lucky Bouda, un bouda qui porte chance, autant allé le saluer pour le reste du voyage. Après avoir gravi un escalier long et bien raide j'arrive au temple, c'est en fait une grande maison ouverte a tout les vents et simplement recouverte d'un toit contre le soleil et la pluie. Sur un des cotés il y a un instrument des plus bizarres : un tambour positionné a l'horizontale et juste a coté un immense gong pourvue d'un renflement en demi sphère en son centre. Humm ça m'intrigue ça mais je me garde bien d'y toucher, mieux vaux avoir l'accord des moines auparavant. Je trouve un moine dans un coin, a priori le seul ici. Je le salue d'un Wai respectueux et il engage la conversation en me montrant le gong, il ne parle pas un mot d'anglais et je comprends absolument rien à ce qu'il veux me dire même s'il accompagne son discours de beaucoup de gestes très calme. Coup de chance arrive une famille de Thaïs qui comprenant mon désarroi viennent a ma rescousse. Ils m'expliquent que l'instrument est un gong résonnant, il faut s'agenouiller devant et caresser la demi-sphère avec les mains, si l'on si rends bien le gong entre en résonance et le tambour sert d'amplificateur. Lorsque l'on arrive à faire chanter le gong cela doit porter bonheur. Je m'approche du gong et le moine tout content que j'ai enfin compris me fait une démonstration, en cinq seconde le gong chante d'un sifflement assourdissant. OK j'essaie, après cinq tentatives tout aussi ridicules qu'infructueuses j'y arrive enfin et le moine est tout heureux, il me prédit bonheur santé et tout le toutim.

Deux jours tranquilles a Hua Hin, plage, cheval, promenade sur la plage et dans les rues animées... relax et calme, le stress de la France s'envole rapidement et je me mets en vitesse de croisière Thaï, inutile de se presser, tout arrivera à temps


Koh Tao

Tôt le matin départ pour le bus Hua Hin – Chumpon, 2 heures et demi de trajet, c'est un peu long mais entre deux lectures et trois siestes le parcours se fait bien. Deux, trois petites frayeurs sur la route, ici la conduite s'est assez particulier, le plus gros ou le plus rapide passe le premier et les autres n'ont qu'à s'adapter. Coups de freins épiques du chauffeur et on passe toujours, en Thaïlande on apprend vite a se maîtriser et a garder son calme sinon on a vite fait de péter un plomb.

Arrivée au ferry Chumpon – Koh Tao, deux heures de traversée, la mer est plate et brille comme un diamant. Embarquement toujours épique sur les ferrys, avec une grosse valise c'est pas toujours évident de garder l'équilibre sur les passerelles mais je trouve vite le truc : mettre la valise en appui sur la rambarde et faire glisser, ça passe tout seul sans stress.

Arrivée a Koh Tao le chauffeur du centre de plongée me récupère sur le quai et m'amène direct chez Crystal Divers. J'ai pris un package trois jours, cinq plongées car il est temps d'aller admirer les fonds coralliens. On remplit les documents de plongée, ce que nous appelons tous le « paperwork » et je file souffler un peu dans ma chambre. Koh Tao s'est très agité, du monde partout et en gros les rues sont organisées en 1 centre de plongée, 5 bars – restaurants, 1 centre de plongée etc. etc... La moyenne d'âge des Farangs (touristes) ici c'est 25 ans à tout casser, donc au vue des commerces de l'ile on comprend vite. Koh Tao = l'ile des jeunes qui découvrent la bière au soleil et les fiestas nocturnes. Merci les gars moi je connais alors je vais me la jouer pépère, priorité plongée et snorkeling. Le lendemain matin première plongée, s'est un peu la galère car j'ai pas assez de plombs mais vite fait je règle le problème à l'ancienne : deux gros cailloux dans les mains et c'est bon. Le moniteur me fait signe que c'est pas la bonne méthode, ça va mon gars tu va pas me la jouer Dive Instructor, je lui montre que les cailloux sont des coraux morts et que c'est ça ou bien on remonte tous parce qu'il n'as pas prévu de plombs de rechange contrairement à ce que je lui avais demandé. Les fonds sont splendides, inutile de descendre à 30 mètres, dans 10 mètres d'eau il y a tout : coraux de toutes formes et de toutes couleurs, poissons de toute beauté qui n'ont pas peur et s'approchent des plongeurs dés que l'on reste une minute calme sans bouger. Deux girelles viennent même me nettoyer mon masque de plongée. Je me fais le lendemain une journée de snorkeling, c'est un excellent moyen de faire tout le tour de l'ile en bateau. Cerise sur le gâteau le boss est un naturaliste anglais, très compétent et pédagogue donc j'apprends plein de choses sur les poissons locaux et toute la faune aquatique. Première mise a l'eau a Shark Point qui comme son nom l'indique (en anglais) est un spot de ... requins. Génial, je vous rassure tout de suite ce sont des requins a pointe noire de ma taille absolument inoffensifs (sauf si vous leur enlevés le poisson de la bouche bien sur) waouh c'est quand même impressionnant et j'avoue que lorsque je croise mon premier requin je fais pas vraiment le fier à bras. Après un moment à observer je me lance et vais faire une petite apnée avec le requin, en fait j'ai l'impression que c'est lui qui a le plus peur car il disparaît d'un seul coup de queue. Ces animaux sont vraiment taillés pour la vitesse, ils sont là tranquilles a nager paisiblement et en un rien de temps ils disparaissent et là c'est même pas la peine de penser les rattraper. Ensuite nous enchainons les spots de snorkeling et c'est toujours le même ravissement, rien qu'en apnée il y a une multitude de coraux et des poissons absolument pas effrayés qui vaquent à leur occupation favorites : manger et faire la sieste. Je profite aussi de cette journée pour tester mon nouvel appareil photo et son caisson de plongée, après avoir surmonté quelques difficultés de réglages et mise au point je suis paré pour les photos de plongée. Le soir retour hôtel et restaurant barbecue ou je me fais le plaisir d'un copieux morceau de barracuda grillé cuisiné à la Thaï (le cuistot me fait répéter trois fois quand je lui dis que je le veux façon pur Thaï), pas de soucis l'ami tes piments je peux les manger sans soucis ! Retourné à l'hôtel cuisante découverte, le snorkeling c'est bien mais c'est aussi la meilleure méthode pour attraper un bon coup de soleil des familles. Allez va un bon tartinage à l'after sun et dans deux jours ce ne sera qu'un souvenir et j'aurais la peau tannée prête à tous les soleils de Thaïlande.

Les deux jours suivants : plongée, plongée. Des photos réussies je pense, il faudra quand même les retravailler u peu à la maison sous Photoshop et après je pourrais vous les partager sur internet. A moins que d'ici là je trouve une combine pour disposer d'un ordi avec les bons logiciels et dans ce cas je ferais une mise à jour de mon site d'ici.


Koh Tao – Phuket - Koh Lanta:

Départ pour Lanta où j'avais passé un mois merveilleux il y a deux ans. C'est tout de même un « test » car beaucoup de souvenirs m'attendent là bas mais c'est OK je pense pouvoir surmonter et ne pas avoir l'esprit envahi par Yaël et les regrets. Si l'amour laisse parfois un goût amer il suffit de manger un plat bien pimenté et ça passe.

Le trajet : Ferry jusqu'à Koh Samui, puis avion pour Phuket, une nuit d'hôtel et ensuite ferry jusqu'à Ko Lanta. Je parle même pas de Phuket, enfin si juste un mot : si vous voulez découvrir la Thaïlande ne mettez jamais les pieds sur cette ile de m... Pour moi Phuket c'est tout sauf la Thaïlande.

Koh Lanta

Il est midi et demi lorsque j'arrive a Koh Lanta, le trajet en ferry s'est très bien passé mais je suis un peu lessive. Ce matin c'était réveil à 6 heures après une nuit de demi-sommeil, Phuket c'est bruyant. Je trouve un taxi pour m'amener à LantaWadee l'hôtel où j'avais séjourné il y a deux ans. Moo vient de me téléphoner pour proposer de venir me cherche, je décline la proposition inutile qu'il se tape la route en Tuk Tuk alors que je viens de négocier un taxi pour le même prix. J'arrive à LantaWadee et je suis accueilli à bras ouvert par Moo, Gai et Kui le jardinier. On s'assoit autour d'une bière (deux heures que j'en rêve d'une bière glacée) et on se raconte rapidement nos vies depuis deux ans Moo a bossé son anglais, c'est bien parce que la dernière fois on avait souvent du mal à se comprendre. Kui est tout fier de me présenté sa femme qui est descendu, elle a quitté les montagnes de Chiang Mai pour venir le rejoindre et bosser à LantaWadee, malheureusement elle et Kui ne parlent absolument pas un mot d'anglais, a peine Hello et encore avec des efforts, enfin Moo fait le traducteur et ça roule. Je mange un morceau vite fait et pars faire sieste, je suis crevé et en vacances la sieste s'est sacré (faut que j'en parle a mon patron d'ailleurs !!!). L'après midi je vais d'abord boire un café chez Mickael et May, ils tiennent une baraque sur la plage et font le meilleur expresso de l'île, Mickael est américain, ce doit bien être le seul américain sur cette planète qui sait faire le café. Là aussi discussion entre amis et je me dirige ensuite vers Palm Beach Diver, Big Lee et Jimi Hendricks (si, si vous avez bien lu c'est son vrai nom) m'accueillent, on papote, ils me demandent des nouvelles de Georges et leur donnent les dernières que j'ai. Je m’inscris pour une journée de plongée le lendemain et direction LantaWadee, mine de rien il est 18 heures et Moo doit m'amener au village pour qu'on achète du... Pastis, si, si ici il y en a. Retour a l'hôtel et apéro tranquille, les Thaïs (a part Moo) n'aime pas trop le Pastis, ils trouvent que ça a un goût de médicament. Du coup ils m’invitent à partager le Tiger, ça faux que j'en ramène en France pour vous faire gouter. Le Tiger c'est une pâte a base de Ginseng et d'une multitude d'herbes médicinales, on mélange ça avec du whisky Thaï et sa donne une boisson rouge comme du sang, ça doit vous donner la force et la ruse du Tigre, ouais tout ce que je peux dire c'est qu'il vaut mieux pas dépasser le quatrième verre parce qu'après on a plutôt la vitesse de la limace. Bon c'est pas tout ça mais maintenant un bon repas Thaï et dodo parce que demain je plonge (et le me tape deux heures de bateau avant).


One night in Lanta

Je m'endors difficilement, il vient de pleuvoir et les grenouilles font un vacarme d'enfer. Deux heures du mat je dors a moitié lorsque j'entends un grand bruit sur la terrasse, d'abord je pense que c'est les chiens mais tout a coup j'entends qu'on essaye d'ouvrir la porte, je saute du lit, la porte éclate et je vois rentré un Thaï dans ma chambre. C'est quoi ce bordel, c'est le Tiger qui m'a donné des hallucinations, non, non il est bien là calé dans un coin de la chambre. Je m'approche et lui colle un bon direct entre les deux yeux, ici on plaisante pas et je comprends rien a ce qui ce passe alors mieux vaux frapper et discuter ensuite. Le gars est sonné, ça me laisse le temps de réfléchir un peu à la situation. Le visiteur du soir est maintenant à genou, les deux mains jointes au dessus de la tête en signe de respect et de supplication. Bon, j'en conclue qu'il ne me veut pas de mal mais je reste sur mes gardes. J'essaie de discuter mais il ne parle pas un mot d'anglais. Je lui fais signe de sortir, il ne veut pas, en fait il a l'air effrayé de sortir, c'est quoi cette histoire de fou ? Maintenant il me fait des signes : il me pointe du doigt, mets sur index sur la bouche puis fait lentement le signe « couper la gorge », houlà je m'approche et me prépare à l'assommer pour de bon. C'est pas un mec d'un mètre cinquante, 40 kilos tout mouillé qui va me faire trembler, alors mon gars si tu veux jouer : on va jouer ! Il continue ces signes et tout à coup je comprends, en fait il en poursuivi par d'autres types et veux me dire que si l'on fait du bruit ça va pas le faire. Je l'enferme dans la salle de bain, c'est une salle de bain extérieure sans toit avec des hauts murs et de fait elle se ferme de l'intérieur de la chambre. Ensuite je téléphone a Moo et lui explique le problème, après un instant de surprise il comprend la situation et me dit de ne pas bouger, ne pas allumer la chambre, il appelle du monde et il arrive. Moo discute ensuite avec le visiteur, il me confirme que j'ai bien compris les évènements. Des amis de Moo se joignent a nous, on est maintenant 6 sur ma terrasse à discuter avec le type. Je remarque que deux Thaï ont un flingue sous le T-shirt mais je dis rien, je cache mon poignard de plongée dans ma botte. On « bavarde » jusqu'à 5 heures du mat, heure a laquelle la famille du visiteur vient le récupérer après que Moo les ais appelés au téléphone.

J'essaie de me rendormir mais impossible, le moindre bruit me fait sursauter. 6H30 je vais chez Palm Beach Divers pour annuler ma journée de plongée, après une nuit sans dormir plonger serait du suicide. Ma journée sera partagée entre sieste, café chez Mickael et baignade. Le matin je prends mon petit dej chez Mickael, May m'explique qu'elle est au courant de l'histoire et que j'ai sauvé la vie du gamin. Elle me donne les consignes : pas un mot, change de bungalow et si tu veux on peut trouver un revolver. J'suis OK pour les deux premiers points mais pour l'arme c'est négatif, j'veux pas sombrer dans la parano et c'est beaucoup trop risqué.

Les jours suivants se passent super bien, l'histoire est oubliée et je partage mon temps entre farniente, canoë dans la mangrove, une ballade à dos d'éléphant et plongée. Laura, que j'avais rencontré en Crète, et qui viens de passer son monitorat de plongée à Phuket me rejoins. Comme son stage l'a ruinée on partage ma chambre en amis, il y a largement la place pour deux.

Le petit trek a dos d'éléphant c'est sympa, au debout j'suis un peu mal a l'aise mais après quelque minutes ça va, j'ai compris le mouvement du bestiau alors je ne suis plus balloté de droite a gauche. L'éléphant ça bouge pas du tout comme un cheval, c'est plus proche de la barque sur mer agitée, si on chope pas le coup et bien on gagne un superbe mal de mer. Aprés la ballade on enchaine avec une petit marche pour rejoindre la « grotte du Tigre », deux gamins nous servent de guides. On entre dans la grotte et là les guides et Laura éclatent de rire lorsqu’ils me montrent le boyau par lequel on doit passer, eux ils peuvent passer a genou vu leur taille mais pour moi il n'y a qu'une solution : ramper. Bah c'est pas ça qui va m'arrêter les gars, et c'est parti pour une bonne demi heure de balade souterraine, ramper, escalader, se tortiller dans tout les sens pour passer, on y arrive et tout le long du chemin les guides sont pliés de rire. Enfin la sortie, beuh la spéléo c'est pas pour moi mais j'ai bien rigolé, j'suis couvert de boue et les guide me saluent avec respect. Comme ils ont bien rigolé de moi je leur propose de fumer une Gitane, là vous aller moins rire les gars. Ils la fumeront jusqu'au bout en se forçant pour garder la face, et oui les gars c'est pas des cigarettes de tafiolle c'est du vrai tabac. Je profite de ce moment de supériorité pour leur donner le coup de grâce : initiation à la plongée sous- marine demain. Alors là fierté Thaï ou pas c'est un non absolu, ils ne savent pas nager et ils ont peur de l'eau. 1 point partout les gars ! On reprend la marche pour rejoindre notre éléphant et déguster un bon morceau de pastèque.

Plongée à Koh Ha, c'est le régal complet. Je plonge en maillot de bain, l'eau est à 28° même à 20 m de profondeur. Tous les autres doivent crever de chaud dans leur combinaison, grand bien leur fasse. D'accord la combi ça a l'avantage de protéger des coupures sur les coraux mais tout de même quel plaisir de ne pas être engoncer là dedans et de se sentir vraiment libre. Et puis d'abord si vous savez plonger vous ne vous couperez pas puisque vous ne toucherez rien. Pour ma part, sans me vanter, j'aurais fait une vingtaine de plongées lors de ce séjour, toutes en maillot de bain et j'ai pas une coupure, même pas une vulgaire piqûre d'oursin. Faudrait presque faire une spécialité PADI de plongée en maillot !!! C'est le meilleur moyen de protéger les coraux : tu touche, tu morfle.

Je reste 9 jours sur Koh Lanta, maintenant j'ai fait le tour et je commence à m'ennuyer ferme. En plus si je suis inactif les souvenirs des moments passés avec Yaël reviennent et ça c'est pas bon, pas bon du tout. La solution s'impose : reprendre la route pour d'autres horizons. Avec Moo on va faire les courses pour le repas de départ. J'achète des gambas géantes et quatre superbes poissons, le tout pour une poignée de Baths. Gai nous prépare les poissons en papillote avec de la citronnelle et du gingembre, Kui et sa femme s'occupe du barbecue pour les gambas : un régal.


Ao Nang

Au matin je prends le ferry pour Ao Nang, la station balnéaire de Krabi capitale de la province. Voyage tranquille mais sous un ciel couvert qui laisse présager d'une bonne rincée dans la journée. J'arrive au débarcadère de Ao Nang et m'engouffre dans un mini bus pour le centre où l'on me dépose devant mon hôtel. Sur la route je comprends de suite où je suis en voyant les boutiques et le flot de touriste, principalement des scandinaves ; Ao Nang c'est un petit Saint Tropez, humm va falloir serrer la ceinture et faire gaffe aux dépenses si je veux pas exploser mon modeste compte en banque. Perception de la chambre, un palace !! Après une sieste bien méritée je vais faire un tour de ville, confirmation de mes impressions : ici tout vaux trois fois le prix normal mais en marchant un peu de les arrières rues on trouve de bons restos Thaï à prix Thaïs.

La baie de Ao Nang est superbe, pour les amateurs de James Bond c'est juste à coté d'ici qu'on été tournée les scènes de l'ile de Scaramanga dans « L'homme au pistolet d'or ». Des îlots karstiques découpés par les vagues et les embruns émergent d'une mer d'huile. Je trouve un club de plongée qui me paraît faire l'affaire, après une discussion amicale autour d'un café avec le patron du club je prends un forfait de cinq plongées. De fait les jours suivants seront essentiellement consacrés au fond sous marin, comme partout dans le sud de la Thaïlande c'est tout simplement magnifique. Les deux premières plongée sont dans les îles proches d'Ao Nang, Visibilité : trois mètres, mais tellement de choses à voir que je décide de me focaliser sur la macro photographie, de toute façon je n'ais pas vraiment le choix. Le lendemain nous partons pour Koh Phi Phi, deux heures et demi de trajet mais sur un bateau de 40 mètres tout équipé avec salon, un espace immense pour s'équiper et un pont supérieur bien protégé du soleil. Les trajets passent très vite dans ces conditions et les plongées à Phi Phi sont tout simplement splendides. Je fais les deux plongées de cette journée avec Michel et Susan, deux allemands installés à Ao Nang depuis deux ans. A la deuxième plongée nous trouvons un magnifique requin léopard, il est tranquillement posé sur le fond de sable. Je le prends en photo sous tout les angles, il doit faire environ deux mètre et se laisse approcher sans bouger, la sieste c'est sacré je vais pas me lever pour un putain de plongeur tout de même. Nous poursuivons la plongée dans une forêt de coraux de toutes espèces et revenons au bateau ravis et émerveillés.


Bangkok

Retour inévitable à Bangkok, d'une part pour voir Fern et organiser la suite de mon voyage dans le Nord mais aussi parce que je veux faire le voyage en avion histoire de pas passer deux jours dans un bus. L'avion est tellement bon marché que je m'offre même le luxe d'un vol en business class. J'ose pas vous dire le prix c'est tellement bon marché que s'en est indécent, un prix à faire donner un infarctus au président d'Air France. Pas grand chose à dire si ce n'est que je suis maintenant habitué à cette ville et qu'elle commencerait presque à me plaire, mais tout de me je n'ais qu'un envie : repartir.


Koh Chang

Départ pour Koh Chang, une lie au nord est du golfe de Thaïlande dont on m'a dit beaucoup de bien alors allons voir. 7 heures de bus m'attendent, pas de soucis hier je suis allé à Pantip Plaza à Bangkok ; le paradis de l'informatique et de l'électronique, sept étages, 1300 magasins. Je me suis offert un lecteur de DVD portable pour trois fois rien et un stock de DVD, piratés bien sur on est en Thaïlande.

Le bus est super confortable ce qui rend le voyage agréable mais par contre il avance pas, il peine dans la moindre côte et je me demande parfois si l'on ne va pas devoir descendre pour pousser. Au premier arrêt après 1 heures et demi d'autoroute je fais goutter une Gitane au chauffeur, il adore. J'avais remarqué dés le départ que toute sa famille était là, deux gamins super gentil et sa femme. On discute le coup et il me confirme que le bus et bien c'est leur maison, c'est un bus à deux étages, le second est pour les passagers et le premier pour les bagages et se transforme en maison dès que le boulot est fini. Comme ils s'arrêtent toujours dans des stations les douches et les cuisines sont sur place. Seul soucis dans cette vie l'école pour les mômes, malheureusement pour eux c'est déjà l'école de la vie.

Le voyage se passe très bien, je papote avec un couple de jeunes italiens qui font la route depuis six mois, Laos, Cambodge, Vietnam... une belle balade. Le chauffeur m'a réservé un privilège, j'ai le droit de descendre à la « maison » pour fumer.

Ferry pour Koh Chang et ensuite taxi pour l'hôtel. Rosse discussion avec les chauffeurs de taxi, ils font carrément du racket au touriste. Le ferry nous a débarqués au milieu de nulle part et les chauffeurs en profitent pour demander 200 baths par personne, un prix exorbitant pour la course. Pour couronner le tout il pleut des cordes alors forcement on est prêt a tout accepter pour filer à l'hôtel. Je m'explique avec les chauffeurs et le prix commence à descendre mais pas suffisamment. Je compose le 1155 sur mon téléphone portable et le leur montre, tout d'un coup le prix devient raisonnable : 50 baths. Bien sur ils me demandent de ne rien dire aux autres, alors j'obtiens juste' le même prix pour deux touriste anglais qui sont complètement perdus et désespérés. Le 1155 c'est la police touristique, comme tous les policiers ici ils sont pas commodes et les Thaïs les craignent comme la peste.

Arrivé à l'hôtel j'hérite d'un superbe petit bungalow près de la plage, au début il me paraît un peu petit mais après 4 jours je l'adore. Il y à le minimum mais tout est aménagé avec goût, c'est le genre de bungalow que je verrais bien sur les bords la Cèze...

Koh Chang est une lie superbe, en fait c'est une montagne qui émerge d'une mer bleu turquoise. Le centre est une épaisse jungle et la côte est aménagée pour le tourisme mais sans excès. Après une ballade dans le village je trouve un centre de plongée qui me semble valable, banco je m'engage pour une journée de plongée le lendemain. Le centre a aussi un resto et j'y dine le soir même. Alex le patron du centre est en plus Français, on discute un peu mais sans s'étendre sur la France, il a tiré un trait dessus semble-t-il et sa vie est ici et moi la France j'y pense pas trop voire pas du tout.

Le lendemain, départ pour la plongée comme toujours superbe. Plusieurs clubs se sont associés pour louer un bateau et aller dans le parc national à deux heures de mer. Sur le trajet le bateau s'arrête sur une lie pour embarquer des passagers... les deux italiens de la veille !!! Ils ont passé la nuit ici et veulent changer d'ile. Les deux plongées sont merveilleuses, à la deuxième on a tout sur un kilomètre carré, un magnifique bac de barracudas il doit y en avoir trois cent au bas mot, des balistes énormes mais inapprochable puis un bac de Bat Fish, je connais pas le nom français mais si l'on traduit littéralement cela donne des poissons chauves souris, ils sont 6 et se maintiennent a contre courant. Je les approche tranquillement et remarque que l'un d'entre eux se détache du groupe. Pas grave je prends photo sur photo des cinq autres. Lorsque je me retourne pour rechercher Jono mon guide de plongée je trouve le sixième Bat Fish a une mètre de moi en train semble-t-il de me surveiller, il ne bouge même pas et se laisse photographier comme une starlette sur la croisette. On continue la plongée mais là les choses se corse, le repas de midi passe mal et j'ai une terrible envie de vomir, chose quasiment infaisable en plongée. Je me pose sur le fond de sable pour essayer de faire passer l'envie et je fais signe à Jono « ca va pas ». On remonte doucement et j'arrive a résisté le temps de paliers de décompression. Arrivée en surface je vous passe les détails, disons que les poissons auront eu du curry à manger.

Le lendemain pas de plongée car je suis encore patraque. Je farniente sur la plage me ballade dans le village. L'après midi je pars faire une balade a dos d'éléphant. Deux heures de balade, au bout d'une demi-heure mon cornac descend et me demande si je veux essayer de conduire le bestiau, ok mon gars on y va. Je passe sur le coup de Siriporn, ça fait drôle d'être perché sur 5 tonnes de muscles. Au bout de quelques minutes en observant les autres cornacs je comprends le truc, c'est comme le cheval « Uap » pour avancer avec de grands coups de pieds dans les pattes avant et « oooh » pour s'arrêter. Pour tourner coup de pieds du coté opposé. Mon cornac me félicite et je ferais tout le reste de la balade comme ça. Cela se termine par un passage à la rivière où l'on rigole bien, les éléphants sont bien dressés et sur un simple cri de leur maître ils plient les pattes avant pour essayer de vous désarçonner. Et vous offrir un bon bain. Siriporn devra s'y prendre à cinq fois pour y arriver, mesurer 1m85 ça a des avantages en Thaïlande (même si je me cogne la tête partout dans les maisons).

 


Chiang Ma

Après une nuit à Bangkok je prends l'avion pour Chiang Mai, la ville verte, capitale du Nord. Comme toujours arrivée tranquille, perception de la chambre dans un hôtel magnifique au milieu du marché de nuit. Le premier jour repos et soins de l'estomac, le curry de l'autre jour est toujours pas passé et comme je dois partir le surlendemain pour une ballade de trois jours en Jeep dans le Nord et le triangle d'or je préfère me soigner et récupérer des forces.

Le jour suivant j'embauche un chauffeur de taxi qui me fait visiter les alentours de la ville, d'abord une visite à Doi Suthep. Il y a un temple magnifique, c'est un des lieux les plus vénérés de Thaïlande. Selon la légende ut roi Thaï aurait fait transporté un relique de Buddha par un éléphant blanc de Chiang Rai vers Bangkok. Après plusieurs jours de marche harassante dans la jungle l'éléphant s'est écroulé mort d'épuisement à Doi Suthep. Voyant là un heureux présage le roi décida d'ériger un Chedi (tombe en forme de cloche à longue pointe) couvert d'or et de consacrer l'endroit en temple. Les reliques de Buddha furent déposées dans le Chedi et y serait toujours. On accède au temple par un escalier de 300 marches dont les balustrades sont deux immenses Najas. J'apprendrais plus tard (au Laos) que ces Najas ne sont pas des cobras comme les traductions occidentales le prétendent mais des anguilles géantes (dont il faut que je trouve le nom français) vivant dans les fleuves, en particulier dans le Mae Khong (Mékong = rivière jaune). Au Laos j'ai vu une photo d'une de ces anguilles tuées par les militaires d'une base américaine pendant la guerre du Vietnam : 7m80 et la tête de la taille d'un torse d'homme, impressionnant j'aimerais pas en croiser une pendant la baignade. Pour ceux qui connaissent un peu l'histoire de Buddha c'est cet animal qui aurait protégé Buddha de la tempête et de la pluie pendant sa méditation. Le temple est superbe et empreint d'un calme et d'une sérénité impressionnants, beaucoup de Thaïs sont ici pour prier et faire des offrandes, je fais mes photos en respectant leur dévotion et tache de ne pas déranger et de respecter les règles de bases : pieds nus, s'incliner devant chaque statue de Buddha.

Ensuite Somchai mon chauffeur m'amène en foret puis dans la vielle ville de Chiang Mai. Le lendemain il m'amène a Tesco, le Auchan de Thaïlande car il me faut quelques vêtement pour le trek du lendemain puis je passe la journée à déambuler en ville, le nouvel an approche et tous son affairés dans les préparatifs. La visite à Tesco est intéressante, visiter un supermarché dans un pays nouveau donne très vite une bonne idée de la vie, des goûts et des prix. Seul problème les Thaïs sont petits alors impossible de trouver des chaussures à ma taille, tant pis je garderais mes santiags pour marcher en foret.

Le troisième jour un taxi vient me récupérer au matin pour m'amener au meeting point du jeep-trek. Dés l'arrivée je comprends la situation, il n'y a que des Israéliens, musique en hébreu à fond la caisse et tous plus malpolis les uns que les autres, houlà je sens que ça va pas le faire du tout mais alors pas du tout. On embarque dans les jeeps et direction le nord. Les Israéliens nous imposent quasiment leur musique tout le long du trajet. Je demande gentiment à Domino le chauffeur de mettre la musique Thaï, il m'explique qu'il n'a malheureusement pas trop le choix. Ensuite on se tape tous les pièges à touriste possibles et imaginable, mais bon c'est le business. Je profite quand même de la balade et je vis ma vie en solo. Dès le premier arrêt dans une ferme à Orchidée embrouille, trois israéliens veulent partir parce que... ils n'aiment pas deux gars qui sont là et ils avaient demandé à être dans une jeep avec des filles. Domino le responsable essaie tant bien que mal de leur expliquer que les filles veulent rester entre filles rien n'y fait. A un moment Domino perds son calme, chose exceptionnelle (voire dangereuse) chez un Thaï, il explose une bouteille d'eau par terre et enlève son T-shirt. Là les gars si vous avez pas compris il serait temps de percuter et de faire profil bas. Domino est bardé de tatouages de Muy Thaï, la boxe Thaï et moi j'irais pas m'y frotter. Bobby le second chauffeur s'approche et l'amène un peu plus loin pour qu'il se calme et mes deux cons d'israéliens qui n'ont rien compris les suivent... je décide d'intervenir, je les arrête et leurs explique la situation : calmez vous les gars, ici vous êtes en Thaïlande et votre vie ne vaut pas plus de 100 dollars, alors fermez votre gueule sinon ça va vraiment dégénérer. Finalement ils comprennent, commandent un taxi et retourne à Chiang Mai, bon débarras. Plus tard Domino vient me voir et me remercie d'être intervenu, désormais je suis invité pour les repas à la table Thaï et je m'isole de ce groupe. Le surlendemain direction Mae Hong Song, Mai Sai et le triangle d'or. Visite intéressante, un arrêt sympathique dans une tribu Long Neck (femme girafes), et fais quelques achats de souvenirs et discute un bon moment avec les Long Neck. Apprenant que c'est mon anniversaire une jeune femme m'offre un superbe bracelet en cuir, bambou et argent et des cigares Thaïs. De retour aux jeeps quelqu'un me demande combien j'ai payé mes achats et le bracelet, bilan j'ai payé le quart du prix qu'on leur a demandé, et oui les mecs être polis et respecter le gens se paye toujours....je donne l'estocade : le bracelet et les cigares c'est un cadeau.

Visite de Mae Sai, la ville frontière du Triangle d'Or, passage au Laos en bateau après une balade sur le Mae Khong. Le soir nous dormons à Chiang Rai et je fête mon anniversaire avec Domino et Bobby qui ont commandé pour moi un gâteau au restaurant. Nous le partageons avec les serveuses et la cuisinière, tout le monde plaisante et rigole pendant que les autres mangent leur repas kasher en se demandant se qui se passe.

Le lendemain, troisième jour du trek ma décision est prise : je quitte cette galère et repart à Chiang Mai par mes propres moyens. Je sens que si je reste un jour de plus je vais péter un câble et en égorger un dans les bois. En particulier un nommé Ida, une espèce de gros porc raciste et fasciste que j'imagine avec plaisir baignant dans son sang sous un arbre. Je m'en tiendrais à lui balancer quelques insultes bien senties en arabe ainsi qu'un super « Salam ale hou » devant tout le monde en partant.

Dans tout se groupe il y avait quand même des gens sympas et intelligents, en particulier Federico un restaurateur qui a pas mal bourlingué en France et qui parle un français impeccable ainsi qu'un couple de jeunes mariés à qui je renouvelle tout mes vœux de bonheurs.

Bobby m'amène à la gare routière de Chiang Rai où sans la moindre difficulté je trouve un bus VIP pour Chiang Mai dans la demi-heure suivante. La route traverse la jungle en suivant une vallée superbe, je discute avec les Thaïs dans le bus et les trois heures de voyage passent en un clin d'œil.


Songkran à Chiang Mai

Retour à Chiang Mai pour le week-end de Songkran, le nouvel an bouddhiste. Tout le monde m'a dit qu'ici les festivités sont les plus belles donc pas de questions à se poser, seulement suivre les conseils des Thaïs. De plus je dois retrouver Saiphin ma prof de Thaï de Bagnols, elle est venu voir sa famille à Sawankalok près de Sukothai avec Seb un ami. Seb est branché Muy Thaï (boxe Thaï) à fond et il vient ici pour apprendre et s'entrainer. Cerise sur le gâteau Saiphin doit m'amener des Gitanes, les LM rouges j'en ais ras le bol de ces cigarettes de tafiolles...

Arrivée à l'hôtel super accueil car tout le monde me connaît maintenant, en plus j'ai la surprise d'avoir une chambre surclassée. Pui l'hôtesse d'accueil à voulu ainsi me remercier d'un service que je lui ais rendu lors de mon passage précédent. Un touriste lui avait payé deux nuits en billets Tchèques, monnaie inchangeable en Thaïlande. De fait elle devait payer de sa poche les deux nuits à la direction de l'hôtel, ici lorsqu'un employé de commerce fait une erreur de compta c'est pour sa poche. Mine de rien les deux nuits d'hôtel représente quasiment deux mois de salaire de Pui alors elle était désespérée. J'ai d'abord recherché sans trop d'espoir le gus sur internet avec l'adresse mail qu'il avait griffonné lors de l'enregistrement, comme je le craignais c'est une adresse bidon. Le soir il y a un couple de Russes sympathiques dans le restaurant où je dîne, je leur explique la situation et après le dîner ils viennent à l'hôtel et changent l'argent.

Première après midi je reste tranquille dans ma chambre, m'offre un bon massage et une petite balade dans le quartier, faut que j'oublie les Israéliens vite fait. Somchai mon chauffeur de taxi attitré m'invite à passer la journée du lendemain avec sa famille. Dehors tout se mets en place pour Songkran et tout le monde est affairé aux préparatifs.

Le lendemain à 11 heures Somchai me récupère et nous partons chez lui, sa femme vends des brochettes et grillades sur le trottoir et lui a fait un stock impressionnant de pains de glace de 20 Kilos qu'il va revendre toute la journée pour Songkran. Je lui propose de l'aider et c'est un non catégorique, il m'a invité pour que je m'amuse pas pour bosser... bon dans ce cas OK je me joins à ses fils sur leur point d'arrosage et c'est parti pour la journée. Pour Songkran tout le monde arrose tout le monde dans la joie et la bonne humeur, verser de l'eau sur les amis et les passants doit les laver de leurs erreurs de l'année passée et leur apporter joie et bonheur. Initialement la cérémonie consistait à jeter quelques gouttes d'eau parfumée du bout des doigts sur les gens, cela s'est transformé en une douche en bonne et due forme qui garde tout de même son aspect symbolique et il convient après la douche de remercier l'arroseur et de ce souhaiter mutuellement « sawasdee pi mai » (bonne année). Les Thaïs parcourent la ville à l'arrière de pickups où sont installés des fûts de 200 litres pour stocker l'eau, d'autres ont des « stands de tir » sur le trottoir et c'est la bataille rangée. Les arrosages les mieux fait si l'on peut dire recueillent des applaudissements et des rires joyeux alors j'ai vite mis au point ma technique : j'arrive à pas de loups derrière ma « victime », lui enlève son chapeau ou sa casquette si elle en porte et lui verse une casserole d'eau sur la tête puis remet le couvre chef en place. Ma taille me donne un avantage certain pour cette opération et le succès est toujours là, les Thaïs sont pliés de rire et cela se transforme vite en bataille d'eau dont nous ressortons tous trempés jusqu’ 'aux os. J'ai mis mon appareil photo dans le caisson de plongée alors pas de soucis je peu mitraillé à volonté sans risque. A 17 heures je rentre tranquillement à l'hôtel, je suis lessivé dans tous les sens du terme et je rêve d'une bonne douche chaude et d'une sieste. Le soir je retrouve Saiphin et toute sa famille au marché nocturne, autour de grands pichet de bière nous nous racontons nos voyages et je fais connaissance avec la grande famille de Saiphin. Seb est affublé d'un magnifique cocard dont il est très fier car c'est la marque d'un combat remporté contre un Thaï lors d'un tournoi, je verrais la vidéo plus tard : superbe KO. Ensuite nous partons manger, 10 à table dans une ambiance de joie et d'amitié. Il y a la mère de Saiphin, sa tante, ses deux frères Pod et Nung, sa sœur May avec son mari Somchai et sa belle soeur. Ils doivent avoir mis en place le concours de celui qui sera le plus gentil et tentent tous d'avoir la première place : vous êtes tous premiers ex aequo les amis !!

Le lendemain Songkran bis mais cette fois ci sur le pick-up de la famille, Pod et Nung sont les chauffeurs, à l'arrière Seb, Saiphin, la maman et la soeur et moi et c'est parti pour la journée. On arrose joyeusement les passants et on s'en prend plein la figure mais qu'est-ce que c'est bon de rigoler un bon coup avec tout le monde. Faudrait faire ça en France mais avec la mentalité je crains que cela ne tourne vite au pugilat. Il fait une chaleur d'enfer alors toute douche est la bienvenue, pour donner une idée lors de la pause déjeuner mes vêtements trempés sècheront en même pas une demi-heure à l'ombre. Tour de ville, recharge de la jarre d'eau dans la rivière où aux tuyaux d'arrosage que l'on nous prête sans soucis. Achat de blocs de glace et voilà je fais ma gaffe, un bloc me glisse entre les mains lorsque je le mets dans la jarre résultat elle fui... quel con mais quel con je sais plus où me mettre tellement j'ai honte. Plus tard on s'arrête et je file acheter des bidons de remplacement, on prend aussi de la corde pour attacher tout ça solidement sur le pick-up. Je me charge de l'encordage : nœud du pécheur, nœud de chaise et noeud de cabestan, on peut monter une côte à 30% ça bougera pas. Pod et Nung sont admiratifs, je leur explique qu'en plongée il vaut mieux savoir nouer des cordes ça peux toujours servir, par contre ce sont des nœuds autobloquants alors il faudra un bon couteau pour défaire tout ça. La journée est formidable, arrosage, photos, vidéo et éclats de rires permanents tellement que j'en ais mal aux côtes. Le soir repas en famille; tout le monde commence à accuser le coup de la fatigue, faut dire qu'on a pas chômé mine de rien.


Sukothai

Le jour suivant paquetage et départ pour Sukothai avec toute la famille, ils rentrent à Sawankalok à coté de Sukothai ma prochaine destination. Ma taille me vaux l'honneur d'être copilote, je plains Saiphin, Nung et Seb qui sont tassés à l'arrière, les pickups c'est pas mal mais pas à plus de trois personnes. Nous nous arrêtons à la ferme familiale à Sawankhalok pour manger et se reposer. Je fais la connaissance de Nori, le père de famille, un grand monsieur toujours souriant et très gentil. Il essaie désespérément de me parler mais je comprends pas assez le Thaï et il parle pas un mot d'anglais, alors Saiphin ou May sont tour à tour appelées à l'aide pour traduire. Tout le monde veux que je reste mais mon hôtel est réservé et payé à Sukothai alors à contre cœur May et Saiphin m'amènent. On se donne rendez vous pour aller le lendemain visiter les ruines de Sukothai, ancienne capitale du royaume de Siam. J'aurais du accepter l'invitation à la ferme car l'hôtel est lamentable, le genre usine à voyage organisés. Personnel mal aimable, resto minable et dans la chambre ils ont du cacher un hélicoptère dans la climatisation. Le lendemain matin le personnel me prends le chou, j'appelle Saiphin et lui demande le gite et le couvert pour la nuit à venir, si je reste ici ça va mal finir. Demande acceptée, je descends à la réception avec ma valise et explique que je souhaite partir, on me répond sur un ton moqueur et arrogant que ce n'est pas possible. Ha bon c'est pas possible, vous me connaissez pas bien les gars. Je prends mon téléphone et prononce la phrase magique « Sip Et Ha Sip Ha » (1155, police touristique) et tout d'un coup le sourire moqueur disparaît et je peux partir !!! Saiphin et May me récupèrent devant l'hôtel, direction les ruines de Sukothai. Site magnifique, des ruines belles à faire 3000 photos. Le lieu le plus impressionnant est le temple Wat Si Chum, un bouddha de vingt mètre de haut est assis entre quatre murs imposants sans toit. Il vous regarde paisiblement de toute sa hauteur inspirant un calme incroyable. Je pourrais passer des heures assis devant lui à le contempler jusqu'à connaître chaque fissure, chaque trait de burin par cœur. Nous repartons, petite pause déjeuné et quelques achats malgré les protestations de Saiphin car je tiens à acheter quelque chose pour ces parents. Nous arrivons ensuite à la ferme où je suis reçu comme un prince, s'en est trop j'ai pas l'habitude de tant d'égards et je sais plus où me mettre. Vient le moment d'une cérémonie familiale de Songkran pour laquelle je suis invité à faire le reportage photo, la toilette des anciens. Les personnes les plus âgées sont assises sur la terrasse et après un discours de Nori les plus jeunes leur lavent la tête et les mains avec de l'eau parfumée. Repas du soir sur la terrasse, c'est excellent et il est impossible de finir tout ce que l'on me propose.


Kanchanaburi.

Je pars ensuite pour une nuit à Bangkok avant de prendre un bus le surlendemain pour Kanchanaburi, vous connaissez tous cet endroit sous un autre nom : le pont de la rivière Kwai. Visite du musée très bien organisé et documenté, j'y apprends plein de choses que l'on nous a jamais dites. 61 000 prisonniers de guerre alliés sont morts d'épuisement lors de la construction d'une voie ferrée qui devait relier le Sud de la Thaïlande à la Birmanie pour ravitailler les troupes japonaises par voie de terre car la mer était contrôlée par les alliés. A voir la topographie et la chaleur, j'imagine leur calvaire avec un profond respect, respect que je porte plus encore pour les 300 000 prisonniers asiatiques (Thaï, Malais, Cambodgiens...) morts ici dont personne ne parle jamais. La Thaïlande après la guerre a fait construire trois cimetières pour les morts alliés, elle entretient ces cimetières à ces frais et croyez moi ils sont magnifiques : pelouse, fleurs et arbres. Et l'Angleterre qu'est-ce qu'elle a fait a bien : après la guerre elle a vendu 300 kilomètres de voie ferrée à la Thaïlande pour 50 million de Baths, soit 1 million d'euros, million qui ramené au cours actuel doit bien en représenter 100 voire plus. Ca me donne envie de vomir et de débarquer chez la reine d'Angleterre avec un fusil mitrailleur...

Après une heure de balade en train sur le « Death Railway » (la voie de la Mort) un bus m'amène à l'hôtel. Superbe, niché dans la jungle au fond d'une vallée encaissée sur les bords de la rivière Kwai l'endroit est magnifique. Ma chambre, enfin ma maison devrais-je dire vu la taille, est un bungalow flottant out en teck construit sur un radeau. Il est construit sur une plateforme flottant sur d’énormes boudins d'acier, le tout solidement arrimé à la berge, les cordages sont de la taille de mon bras, pas de risque que ça parte. A 10 m en amont de la rivière un radeau-barrage est en place pour arréter les branches et troncs flottants sur la rivière. Le débit de la rivière est impressionnant, interdiction de s'y baigner car on serait vite emportés. Ca me démange de faire un plongeon mais bon va falloir résister et puis de toute façon la piscine est luxueuse alors je m'y rends après un excellent déjeuner pour nager et me taper une bonne sieste. Après midi relax, aprés un mois et demi de balade et de déplacement j'ai envie de poser mes valise et faire : rien, mais alors rien.

Le lendemain matin réveil à 8h, une vrai grâce matinée pour moi qui est pris le rythme Thaï et me lève tous les jours à 6h00. Petit déj et embarquement sur un long boat tail (bateau longue queue, le nom vient du long arbre d'hélice à l'arrière). Un couple d'anglais sont du voyage, les pauvres ils avoisinent chacun le quintal et souhaite tout d'abord annuler la balade en bateau madame ayant des difficultés certaines pour embarquer. Finalement notre batelier Thaï et le guide trouvent la solution et tout le monde embarque pour une matinée sur la rivière. Aprés une demi heure au fond de cette vallée décidément splendide nous nous arrêtons pour rejoindre la grotte Lava Cava, contrairement à ce que j'avais mal traduit Lava ne viens pas de lave en anglais, c'est tout simplement le nom du village voisin. L'anglais et moi partons avec le guide pour la visite, madame préfère rester sur le bateau elle ne se sent pas capable d'attaquer les 300 marches qui mènent à l'entrée. La grotte est splendide et nous formons une bonne équipe, j'ai pris ma torche de plongée et Pom le guide et moi sommes aux petits soins pour l'anglais qui peine quand même un peu. Heureusement qu'on est venu le matin, d'abord il n'y a personne mais surtout l'intérieur de la grotte est un sauna. Pom nous explique que sous la roche coule une source d'eau chaude d'où cette atmosphère moite. C'est pas grave, on a tout notre temps. Je fais quelques photos sans flash profitant de chaque support disponible pour poser l'appareil, résultat très satisfaisant... j'adore cet appareil photo. La grotte fait 400 mètres de long et la visite nous prend une bonne heure. Dans une immense salle des milliers de chauve souris font la sieste, Pom nous recommande de rester silencieux sinon ça va voler dans tout les sens. Elles sont de la taille de mon poing mais un millier d'entre elle vous volant autour de la tête ça doit quand même faire drôle. Retour à notre Long Tail et c'est parti pour une heure de remontée de la rivière vers des cascades. Je suis à l'avant du bateau, émerveillé par le paysage et les animaux. Tout au long nous croisons des pécheurs, des femmes occupées à la lessive et des enfants qui jouent dans les points morts. Comme toujours tout le monde nous salue joyeusement. Arrivés aux cascades plusieurs maisons radeau sont arrimées ensemble formant un village flottant. Nous débarquons et allons au bar pour le déjeuner. Le bar étant le radeau le plus en amont je décide de partir pour une baignade, le plan consistant à me laisser dériver jusqu'au dernier radeau, monter à bord et revenir à pied. Pom me propose de prendre un gilet de sauvetage, non mais ça va pas la tête !!! T’inquiète pas je sais nager et au pire des cas si je loupe le dernier radeau vous me récupérerez sur le chemin du retour. Plongeon et c'est parti, l'eau est fraiche un vrai bonheur, le courant est assez fort et je fais les 200 mètres jusqu'à ma cible en moins de deux minutes. Un bon coup de crawl et j'attrape, de justesse il faut le reconnaître, le dernier radeau. Monté à bord une dizaine de jeunes Thaï sont là et ils m'invitent à partager leur repas avec une bonne bière. Nous passons une demi-heure ensemble à discuter et rigoler, photo de groupe et je repars rejoindre mon groupe car ils doivent se demander où je suis car du bar ils ne peuvent pas me voir. Nous repartons pour une heure de navigation vers l'hôtel. Le pilote est excellent et il à l’ œil à tout, chaque fois que je veux prendre une photo il ralenti. A l'arrivée nous leur donnons un très bon pourboire, Pom et le pilote ont été formidables, ils le méritent largement. Je les invite à prendre une bière mais le devoir les en empêche, un autre groupe de 20 farangs (étrangers, touristes...) attend sur le ponton. Après midi relax à la piscine avec des images et des rêves plein la tête, j'aimerais vivre ici au rythme de la rivière même si c'est loin de la mer c'est trop beau, un vrai paradis même s'il fut l'enfer pendant a guerre.


Pattaya.

Retour à Bangkok pour une nuit et ensuite direction Pattaya. Erreur, erreur... Pattaya c'est vraiment de la merde, le paroxysme de la connerie touristique. Une ville crade, immense dont l'attraction principale c'est ...les putes, un coup de pied dans un arbre et il en tombe 10. Ici un adage dit « les mauvais garçons vont à Pattaya, les autres en Thaïlande... » Je reste à l'hôtel sur la plage privée. Il faut aussi que j'aille à l'hôpital, j'ai quelque chose dans l'œil gauche et ça semble s'infecter alors pas d'hésitation : toubib car la moindre infection peux très vite s'aggraver avec la chaleur. L'ophtalmologiste m'examine et confirme mon diagnostique : une saleté plantée dans la cornée. Elle me retire ça avec dextérité et me donne un traitement antibiotique, le lendemain tout va mieux mon œil est nickel et je poursuis le traitement par sécurité pendant trois jours. Je profite de mon séjour ici pour une autre visite à l'hosto pour voir le dentiste, les dentistes Thaïs sont réputés les meilleurs du monde. Traitement de 5 caries et nettoyage complet de mes dents de fumeur, trois heures dans le fauteuil sans la moindre douleur... pas de souris douloureuse : un jet d'eau puissant et une pompe au fond de la gorge. Avec la dentiste, charmante en plus, et son assistante on plaisante entre deux soins, je leur enseigne les signe de base de plongée : ca va, ca vas pas et pause.

Muaklek

Je quitte Pattaya sans regrets et un taxi m'amène à Muaklek un petit village prés de Saraburi à deux heures de route de Bangkok. D'ici j'écris les dernières lignes de ce carnet de route qui, je l'espère, vous aura fait rêver et partager un peu mon voyage. Dao me rejoins ce matin pour le week-end et on va visiter le coin, ici c'est la région des... vignobles, j'ai envie de voir ça et de visiter les caves en discutant avec les producteurs. Ensuite direction Bangkok puis envol pour la France, des images et des rêves plein la tête...

Chok dee mak khrap, Lakorn (bonne chance et a bientôt)

 

Daniel