Thailand 2008
Carnet de voyage,
Et oui, me voila en train de rédiger un carnet de voyage. Ce ne sera pas du Hugo Prat ni du Jack London mais c'est un bon moyen pour donner des nouvelles et aussi de mémoriser mon itinéraire, deux mois ça brouille la mémoire et les jours passent et s'effacent très vite.
Rejoindre Paris.
Mon ami Seb m'amène à l'aéroport de Montpellier, trajet tranquille sans se presser malgré un Mistral de fou, cette nuit j'ai bien cru que le toit de la maison allait s'envoler. Merci encore Seb, tu es toujours là quand j'ai besoin d'un coup de main, en fait je crois que tu es devenu mon chauffeur attitré lorsque je pars à l'aventure.
Arrivée à Fréjorgues on se boit un café dans le hall de l'aéroport et Seb reprends la route, le resto a besoin de lui. Bon ça y est, là je suis paré pour le voyage, petit pincement au cœur car les départ s'est toujours un moment particulier d'interrogations personnelles. Ah je vous rassure ça dure juste le temps d'un second café. J'enregistre mes bagages en moins de (minutes, faut dire que j'ai de l'avance et surtout à Fréjorgues il y a les enregistrements automatiques de billets. OK c'est pas tip top pour l'emploi mais alors qu'est ce que c'est pratique et rapide.
Maintenant deux heures d'attente, je déambule dans le hall de l'aéroport, les voyageurs commencent à arriver. Contrôle de sécurité et destination la salle d'embarquement. Un quart d'heure avant de monter à bord la surprise du jour : l'avion venant de Paris qui doit nous amener à Charles de Gaulle ne peux pas se poser a cause du mistral de travers trop fort. Génial, ça doit encore être un ingénieur parisien qui a conçu la piste d'atterrissage, elle est orientée Est – Ouest, dans une région ou le vent dominant est Nord – Sud il fallait y penser. Résultat des courses on embarque finalement dans ... un bus pour l'aéroport de Marseille.
Arrivés à Marseille on nous lâche tout simplement dans l'aéroport et demmerdez vous, pas d'informations, pas de consignes. Je regroupe 6 voyageurs qui sont dans la même galère et propose un coup d'état : direction le premier comptoir d'enregistrement pour Orly (Charles de Gaule c'est dans 5 heures) et on tente le tout pour le tout. Je passe le premier et j'explique la situation à l'hôtesse qui est un peu perdue, deux coup de téléphone et c'est bon, il yen sa de la place et on peut embarquer.
Arrivé à Paris j'ai pas trop l'envie de me taper les plaisirs de la navette et du RER jusqu'à Charles de Gaulle, je sens que sinon le premier qui me regarde de travers il va prendre le compte pour cette journée de galère. Michel un représentant de commerce qui doit récupérer une voiture de loc à CDG se joint à mon avis et on prend un taxi. Super chauffeur, en une demi-heure je suis à mon hôtel. Il est tout de même 19heures et je rêve d'une douche et d'un bon Pastis.
Paris – Bangkok :
Embarquement
nickel, comme d'habitude je suis le premier d'une file d'attente de
Une bonne Shinga (bière Thaï, excellente), un repas Thaï (salade, curry à la noix de coco) et je m'endors avec l'aide d'un somnifère, 12 heures de vol autant dormir et me mettre de suite a l'heure Thaïlandaise pour ne pas avoir une semaine pour effacer le décollage horaire.
Bangkok :
Arrivée
au nouvel aéroport de Bangkok, impressionnant : marbre et teinture de soie de
partout, décoration comme seul les Thaï savent le faire : harmonie des couleurs
et des tons, pas de surcharge de décoration. Bref on a presque envie de passer
les vacances dans l'aéroport. Contrôle des visas, les douaniers Thaïs n'ont pas
changé, ça doit être les seuls dans ce pays qui ne sourient jamais, même pas un
petit « Sawasdee » (Bonjour), ils doivent les sélectionner à
Je récupère un taxi qui m'amène à mon hôtel dans le centre de Bangkok, gros hôtel de voyageur situé en face de la gare centrale de Hua Lampong. C'est pas le top mais pour trois nuits ça suffira largement.
Petite
ballade dans les rues avoisinante toute
Le
lendemain matin Dao me rejoins pour le week-end. On part à la découverte de la
ville, ballade, marche dans les vielles rues, visite du Wat Po (temple du Bouda
couché), ballades en long tail boat sur
Bangkok
is Ting Tong city (Ting Tong = fou), ça cours dans tous les sens mais toujours
avec le sourire, une voiture manque vous coupez une jambe et le chauffeur vous
fait un grand salut dans un éclat de rire sincère et pas moqueur. On trouve des
boutiques de tout et de rien, nous visitons la rue des voitures. Sur
Le week-end se passe très bien, ça me fait plaisir de revoir Dao et je suis content qu'elle ait pu trouver un boulot plus intéressant que l'hôtel a Koh Lanta. En plus je constate que mes cours d'anglais par Internet lui on bien servi, ok elle ne parle pas l'anglais d'Oxford mais il y a du progrès.
Nous
passons aussi a Khao San Road, le paradis des routards car je dois allez voir
Fern, une amie de George qui tient une agence de voyage, pour organiser mes
transports vers le Sud de
Bangkok -Hua Hin :
Je
me suis offert un taxi privé, 100 euros pour
Le soir
je trouve un bar resto bien sympathique tenu par Bobby un anglais installé en Thaïlande
depuis 10 ans, autour d'une bière il me donne de bons conseils pour la suite du
voyage. Je décide d'aller sur Koh Tao, une ile au nord de Koh Samui. Le
lendemain je fais le lézard sur la plage et deux balades à cheval. La plage est
gardée par des policiers volontaires à cheval et pour quelques baths on peut
faire un bon galop pendant une demi-heure. Le matin je visite aussi le temple
du Lucky Bouda, un bouda qui porte chance, autant allé le saluer pour le reste
du voyage. Après avoir gravi un escalier long et bien raide j'arrive au temple,
c'est en fait une grande maison ouverte a tout les vents et simplement
recouverte d'un toit contre le soleil et
Deux jours tranquilles a Hua Hin, plage, cheval, promenade sur la plage et dans les rues animées... relax et calme, le stress de la France s'envole rapidement et je me mets en vitesse de croisière Thaï, inutile de se presser, tout arrivera à temps
Koh Tao
Tôt le matin départ pour le bus Hua Hin – Chumpon, 2 heures et demi de trajet, c'est un peu long mais entre deux lectures et trois siestes le parcours se fait bien. Deux, trois petites frayeurs sur la route, ici la conduite s'est assez particulier, le plus gros ou le plus rapide passe le premier et les autres n'ont qu'à s'adapter. Coups de freins épiques du chauffeur et on passe toujours, en Thaïlande on apprend vite a se maîtriser et a garder son calme sinon on a vite fait de péter un plomb.
Arrivée au ferry Chumpon – Koh Tao, deux heures de traversée, la mer est plate et brille comme un diamant. Embarquement toujours épique sur les ferrys, avec une grosse valise c'est pas toujours évident de garder l'équilibre sur les passerelles mais je trouve vite le truc : mettre la valise en appui sur la rambarde et faire glisser, ça passe tout seul sans stress.
Arrivée
a Koh Tao le chauffeur du centre de plongée me récupère sur le quai et m'amène
direct chez Crystal Divers. J'ai pris un package trois jours, cinq plongées car
il est temps d'aller admirer les fonds coralliens. On remplit les documents de
plongée, ce que nous appelons tous le « paperwork » et je file
souffler un peu dans ma chambre. Koh Tao s'est très agité, du monde partout et
en gros les rues sont organisées en 1 centre de plongée, 5 bars – restaurants,
1 centre de plongée etc. etc... La moyenne d'âge des Farangs (touristes) ici
c'est 25 ans à tout casser, donc au vue des commerces de l'ile on comprend vite.
Koh Tao = l'ile des jeunes qui découvrent la bière au soleil et les fiestas
nocturnes. Merci les gars moi je connais alors je vais me la jouer pépère,
priorité plongée et snorkeling. Le lendemain matin première plongée, s'est un
peu la galère car j'ai pas assez de plombs mais vite
fait je règle le problème à l'ancienne : deux gros cailloux dans les mains et
c'est bon. Le moniteur me fait signe que c'est pas la
bonne méthode, ça va mon gars tu va pas me
Les deux jours suivants : plongée, plongée. Des photos réussies je pense, il faudra quand même les retravailler u peu à la maison sous Photoshop et après je pourrais vous les partager sur internet. A moins que d'ici là je trouve une combine pour disposer d'un ordi avec les bons logiciels et dans ce cas je ferais une mise à jour de mon site d'ici.
Koh Tao – Phuket - Koh Lanta:
Départ pour Lanta où j'avais passé un mois merveilleux il y a deux ans. C'est tout de même un « test » car beaucoup de souvenirs m'attendent là bas mais c'est OK je pense pouvoir surmonter et ne pas avoir l'esprit envahi par Yaël et les regrets. Si l'amour laisse parfois un goût amer il suffit de manger un plat bien pimenté et ça passe.
Le trajet : Ferry jusqu'à Koh Samui, puis avion pour Phuket, une nuit d'hôtel et ensuite ferry jusqu'à Ko Lanta. Je parle même pas de Phuket, enfin si juste un mot : si vous voulez découvrir la Thaïlande ne mettez jamais les pieds sur cette ile de m... Pour moi Phuket c'est tout sauf la Thaïlande.
Koh Lanta
Il
est midi et demi lorsque j'arrive a Koh Lanta, le trajet en ferry s'est très
bien passé mais je suis un peu lessive. Ce matin c'était réveil à 6 heures
après une nuit de demi-sommeil, Phuket c'est bruyant. Je trouve un taxi pour
m'amener à LantaWadee l'hôtel où j'avais séjourné il y a deux ans. Moo vient de
me téléphoner pour proposer de venir me cherche, je décline la proposition
inutile qu'il se tape la route en Tuk Tuk alors que je viens de négocier un
taxi pour le même prix. J'arrive à LantaWadee et je suis accueilli à bras
ouvert par Moo, Gai et Kui le jardinier. On s'assoit autour d'une bière (deux
heures que j'en rêve d'une bière glacée) et on se raconte rapidement nos vies
depuis deux ans Moo a bossé son anglais, c'est bien parce que la dernière fois
on avait souvent du mal à se comprendre. Kui est tout fier de me présenté sa
femme qui est descendu, elle a quitté les montagnes de Chiang Mai pour venir le
rejoindre et bosser à LantaWadee, malheureusement elle et Kui ne parlent
absolument pas un mot d'anglais, a peine Hello et encore avec des efforts,
enfin Moo fait le traducteur et ça roule. Je mange un morceau vite fait et pars
faire sieste, je suis crevé et en vacances la sieste s'est sacré (faut que j'en
parle a mon patron d'ailleurs !!!). L'après midi je vais d'abord boire un café
chez Mickael et May, ils tiennent une baraque sur la plage et font le meilleur
expresso de l'île, Mickael est américain, ce doit bien être le seul américain
sur cette planète qui sait faire le café. Là aussi discussion entre amis et je
me dirige ensuite vers Palm Beach Diver, Big Lee et Jimi Hendricks (si, si vous
avez bien lu c'est son vrai nom) m'accueillent, on papote, ils me demandent des
nouvelles de Georges et leur donnent les dernières que j'ai. Je m’inscris pour
une journée de plongée le lendemain et direction LantaWadee, mine de rien il
est 18 heures et Moo doit m'amener au village pour qu'on achète du... Pastis,
si, si ici il y en a. Retour a l'hôtel et apéro tranquille, les Thaïs (a part
Moo) n'aime pas trop le Pastis, ils trouvent que ça a un goût de médicament. Du
coup ils m’invitent à partager le Tiger, ça faux que j'en ramène en France pour
vous faire gouter. Le Tiger c'est une pâte a base de Ginseng et d'une multitude
d'herbes médicinales, on mélange ça avec du whisky Thaï et sa donne une boisson
rouge comme du sang, ça doit vous donner la force et la ruse du Tigre, ouais
tout ce que je peux dire c'est qu'il vaut mieux pas
dépasser le quatrième verre parce qu'après on a plutôt la vitesse de
One night in Lanta
Je
m'endors difficilement, il vient de pleuvoir et les grenouilles font un vacarme
d'enfer. Deux heures du mat je dors a moitié lorsque j'entends un grand bruit
sur la terrasse, d'abord je pense que c'est les chiens mais tout a coup
j'entends qu'on essaye d'ouvrir la porte, je saute du lit, la porte éclate et
je vois rentré un Thaï dans ma chambre. C'est quoi ce bordel, c'est le Tiger
qui m'a donné des hallucinations, non, non il est bien là calé dans un coin de
J'essaie de me rendormir mais impossible, le moindre bruit me fait sursauter. 6H30 je vais chez Palm Beach Divers pour annuler ma journée de plongée, après une nuit sans dormir plonger serait du suicide. Ma journée sera partagée entre sieste, café chez Mickael et baignade. Le matin je prends mon petit dej chez Mickael, May m'explique qu'elle est au courant de l'histoire et que j'ai sauvé la vie du gamin. Elle me donne les consignes : pas un mot, change de bungalow et si tu veux on peut trouver un revolver. J'suis OK pour les deux premiers points mais pour l'arme c'est négatif, j'veux pas sombrer dans la parano et c'est beaucoup trop risqué.
Les jours suivants se passent super bien, l'histoire est oubliée et je partage mon temps entre farniente, canoë dans la mangrove, une ballade à dos d'éléphant et plongée. Laura, que j'avais rencontré en Crète, et qui viens de passer son monitorat de plongée à Phuket me rejoins. Comme son stage l'a ruinée on partage ma chambre en amis, il y a largement la place pour deux.
Le petit trek a dos d'éléphant c'est sympa, au debout j'suis un peu mal a l'aise mais après quelque minutes ça va, j'ai compris le mouvement du bestiau alors je ne suis plus balloté de droite a gauche. L'éléphant ça bouge pas du tout comme un cheval, c'est plus proche de la barque sur mer agitée, si on chope pas le coup et bien on gagne un superbe mal de mer. Aprés la ballade on enchaine avec une petit marche pour rejoindre la « grotte du Tigre », deux gamins nous servent de guides. On entre dans la grotte et là les guides et Laura éclatent de rire lorsqu’ils me montrent le boyau par lequel on doit passer, eux ils peuvent passer a genou vu leur taille mais pour moi il n'y a qu'une solution : ramper. Bah c'est pas ça qui va m'arrêter les gars, et c'est parti pour une bonne demi heure de balade souterraine, ramper, escalader, se tortiller dans tout les sens pour passer, on y arrive et tout le long du chemin les guides sont pliés de rire. Enfin la sortie, beuh la spéléo c'est pas pour moi mais j'ai bien rigolé, j'suis couvert de boue et les guide me saluent avec respect. Comme ils ont bien rigolé de moi je leur propose de fumer une Gitane, là vous aller moins rire les gars. Ils la fumeront jusqu'au bout en se forçant pour garder la face, et oui les gars c'est pas des cigarettes de tafiolle c'est du vrai tabac. Je profite de ce moment de supériorité pour leur donner le coup de grâce : initiation à la plongée sous- marine demain. Alors là fierté Thaï ou pas c'est un non absolu, ils ne savent pas nager et ils ont peur de l'eau. 1 point partout les gars ! On reprend la marche pour rejoindre notre éléphant et déguster un bon morceau de pastèque.
Plongée
à Koh Ha, c'est le régal complet. Je plonge en maillot de bain, l'eau est à 28°
même à
Je reste 9 jours sur Koh Lanta, maintenant j'ai fait le tour et je commence à m'ennuyer ferme. En plus si je suis inactif les souvenirs des moments passés avec Yaël reviennent et ça c'est pas bon, pas bon du tout. La solution s'impose : reprendre la route pour d'autres horizons. Avec Moo on va faire les courses pour le repas de départ. J'achète des gambas géantes et quatre superbes poissons, le tout pour une poignée de Baths. Gai nous prépare les poissons en papillote avec de la citronnelle et du gingembre, Kui et sa femme s'occupe du barbecue pour les gambas : un régal.
Ao Nang
Au
matin je prends le ferry pour Ao Nang, la station balnéaire de Krabi capitale
de
La
baie de Ao Nang est superbe, pour les amateurs de James Bond c'est juste à coté
d'ici qu'on été tournée les scènes de l'ile de Scaramanga dans « L'homme
au pistolet d'or ». Des îlots karstiques découpés par les vagues et les
embruns émergent d'une mer d'huile. Je trouve un club de plongée qui me paraît
faire l'affaire, après une discussion amicale autour d'un café avec le patron
du club je prends un forfait de cinq plongées. De fait les jours suivants seront
essentiellement consacrés au fond sous marin, comme partout dans le sud de la Thaïlande
c'est tout simplement magnifique. Les deux premières plongée sont dans les îles
proches d'Ao Nang, Visibilité : trois mètres, mais tellement de choses à voir
que je décide de me focaliser sur la macro photographie, de toute façon je
n'ais pas vraiment le choix. Le lendemain nous partons pour Koh Phi Phi, deux
heures et demi de trajet mais sur un bateau de
Bangkok
Retour inévitable à Bangkok, d'une part pour voir Fern et organiser la suite de mon voyage dans le Nord mais aussi parce que je veux faire le voyage en avion histoire de pas passer deux jours dans un bus. L'avion est tellement bon marché que je m'offre même le luxe d'un vol en business class. J'ose pas vous dire le prix c'est tellement bon marché que s'en est indécent, un prix à faire donner un infarctus au président d'Air France. Pas grand chose à dire si ce n'est que je suis maintenant habitué à cette ville et qu'elle commencerait presque à me plaire, mais tout de me je n'ais qu'un envie : repartir.
Koh Chang
Départ pour Koh Chang, une lie au nord est du golfe de Thaïlande dont on m'a dit beaucoup de bien alors allons voir. 7 heures de bus m'attendent, pas de soucis hier je suis allé à Pantip Plaza à Bangkok ; le paradis de l'informatique et de l'électronique, sept étages, 1300 magasins. Je me suis offert un lecteur de DVD portable pour trois fois rien et un stock de DVD, piratés bien sur on est en Thaïlande.
Le bus est super confortable ce qui rend le voyage agréable mais par contre il avance pas, il peine dans la moindre côte et je me demande parfois si l'on ne va pas devoir descendre pour pousser. Au premier arrêt après 1 heures et demi d'autoroute je fais goutter une Gitane au chauffeur, il adore. J'avais remarqué dés le départ que toute sa famille était là, deux gamins super gentil et sa femme. On discute le coup et il me confirme que le bus et bien c'est leur maison, c'est un bus à deux étages, le second est pour les passagers et le premier pour les bagages et se transforme en maison dès que le boulot est fini. Comme ils s'arrêtent toujours dans des stations les douches et les cuisines sont sur place. Seul soucis dans cette vie l'école pour les mômes, malheureusement pour eux c'est déjà l'école de la vie.
Le voyage se passe très bien, je papote avec un couple de jeunes italiens qui font la route depuis six mois, Laos, Cambodge, Vietnam... une belle balade. Le chauffeur m'a réservé un privilège, j'ai le droit de descendre à la « maison » pour fumer.
Ferry
pour Koh Chang et ensuite taxi pour l'hôtel. Rosse discussion avec les
chauffeurs de taxi, ils font carrément du racket au touriste. Le ferry nous a débarqués
au milieu de nulle part et les chauffeurs en profitent pour demander 200 baths
par personne, un prix exorbitant pour
Arrivé à l'hôtel j'hérite d'un superbe petit bungalow près de la plage, au début il me paraît un peu petit mais après 4 jours je l'adore. Il y à le minimum mais tout est aménagé avec goût, c'est le genre de bungalow que je verrais bien sur les bords la Cèze...
Koh Chang est une lie superbe, en fait c'est une montagne qui émerge d'une mer bleu turquoise. Le centre est une épaisse jungle et la côte est aménagée pour le tourisme mais sans excès. Après une ballade dans le village je trouve un centre de plongée qui me semble valable, banco je m'engage pour une journée de plongée le lendemain. Le centre a aussi un resto et j'y dine le soir même. Alex le patron du centre est en plus Français, on discute un peu mais sans s'étendre sur la France, il a tiré un trait dessus semble-t-il et sa vie est ici et moi la France j'y pense pas trop voire pas du tout.
Le
lendemain, départ pour la plongée comme toujours superbe. Plusieurs clubs se
sont associés pour louer un bateau et aller dans le parc national à deux heures
de mer. Sur le trajet le bateau s'arrête sur une lie pour embarquer des
passagers... les deux italiens de la veille !!! Ils ont passé la nuit ici et
veulent changer d'ile. Les deux plongées sont merveilleuses, à la deuxième on a
tout sur un kilomètre carré, un magnifique bac de barracudas il doit y en avoir
trois cent au bas mot, des balistes énormes mais inapprochable puis un bac de
Bat Fish, je connais pas le nom français mais si l'on
traduit littéralement cela donne des poissons chauves souris, ils sont 6 et se
maintiennent a contre courant. Je les approche tranquillement et remarque que
l'un d'entre eux se détache du groupe. Pas grave je prends photo sur photo des
cinq autres. Lorsque je me retourne pour rechercher Jono mon guide de plongée
je trouve le sixième Bat Fish a une mètre de moi en train semble-t-il de me
surveiller, il ne bouge même pas et se laisse photographier comme une starlette
sur
Le lendemain pas de plongée car je suis encore patraque. Je farniente sur la plage me ballade dans le village. L'après midi je pars faire une balade a dos d'éléphant. Deux heures de balade, au bout d'une demi-heure mon cornac descend et me demande si je veux essayer de conduire le bestiau, ok mon gars on y va. Je passe sur le coup de Siriporn, ça fait drôle d'être perché sur 5 tonnes de muscles. Au bout de quelques minutes en observant les autres cornacs je comprends le truc, c'est comme le cheval « Uap » pour avancer avec de grands coups de pieds dans les pattes avant et « oooh » pour s'arrêter. Pour tourner coup de pieds du coté opposé. Mon cornac me félicite et je ferais tout le reste de la balade comme ça. Cela se termine par un passage à la rivière où l'on rigole bien, les éléphants sont bien dressés et sur un simple cri de leur maître ils plient les pattes avant pour essayer de vous désarçonner. Et vous offrir un bon bain. Siriporn devra s'y prendre à cinq fois pour y arriver, mesurer 1m85 ça a des avantages en Thaïlande (même si je me cogne la tête partout dans les maisons).
Chiang Ma
Après une nuit à Bangkok je prends l'avion pour Chiang Mai, la ville verte, capitale du Nord. Comme toujours arrivée tranquille, perception de la chambre dans un hôtel magnifique au milieu du marché de nuit. Le premier jour repos et soins de l'estomac, le curry de l'autre jour est toujours pas passé et comme je dois partir le surlendemain pour une ballade de trois jours en Jeep dans le Nord et le triangle d'or je préfère me soigner et récupérer des forces.
Le
jour suivant j'embauche un chauffeur de taxi qui me fait visiter les alentours
de la ville, d'abord une visite à Doi Suthep. Il y a un temple magnifique,
c'est un des lieux les plus vénérés de Thaïlande. Selon la légende ut roi Thaï
aurait fait transporté un relique de Buddha par un
éléphant blanc de Chiang Rai vers Bangkok. Après plusieurs jours de marche
harassante dans la jungle l'éléphant s'est écroulé mort d'épuisement à Doi
Suthep. Voyant là un heureux présage le roi décida d'ériger un Chedi (tombe en
forme de cloche à longue pointe) couvert d'or et de consacrer l'endroit en
temple. Les reliques de Buddha furent déposées dans le Chedi et y serait
toujours. On accède au temple par un escalier de 300 marches dont les
balustrades sont deux immenses Najas. J'apprendrais plus tard (au Laos) que ces
Najas ne sont pas des cobras comme les traductions occidentales le prétendent
mais des anguilles géantes (dont il faut que je trouve le nom français) vivant
dans les fleuves, en particulier dans le Mae Khong (Mékong = rivière jaune). Au
Laos j'ai vu une photo d'une de ces anguilles tuées par les militaires d'une
base américaine pendant la guerre du Vietnam : 7m80 et la tête de la taille
d'un torse d'homme, impressionnant j'aimerais pas en
croiser une pendant
Ensuite Somchai mon chauffeur m'amène en foret puis dans la vielle ville de Chiang Mai. Le lendemain il m'amène a Tesco, le Auchan de Thaïlande car il me faut quelques vêtement pour le trek du lendemain puis je passe la journée à déambuler en ville, le nouvel an approche et tous son affairés dans les préparatifs. La visite à Tesco est intéressante, visiter un supermarché dans un pays nouveau donne très vite une bonne idée de la vie, des goûts et des prix. Seul problème les Thaïs sont petits alors impossible de trouver des chaussures à ma taille, tant pis je garderais mes santiags pour marcher en foret.
Le
troisième jour un taxi vient me récupérer au matin pour m'amener au meeting
point du jeep-trek. Dés l'arrivée je comprends la situation, il n'y a que des
Israéliens, musique en hébreu à fond la caisse et tous plus malpolis les uns
que les autres, houlà je sens que ça va pas le faire du tout mais alors pas du
tout. On embarque dans les jeeps et direction le nord. Les Israéliens nous
imposent quasiment leur musique tout le long du trajet. Je demande gentiment à
Domino le chauffeur de mettre
Visite de Mae Sai, la ville frontière du Triangle d'Or, passage au Laos en bateau après une balade sur le Mae Khong. Le soir nous dormons à Chiang Rai et je fête mon anniversaire avec Domino et Bobby qui ont commandé pour moi un gâteau au restaurant. Nous le partageons avec les serveuses et la cuisinière, tout le monde plaisante et rigole pendant que les autres mangent leur repas kasher en se demandant se qui se passe.
Le lendemain, troisième jour du trek ma décision est prise : je quitte cette galère et repart à Chiang Mai par mes propres moyens. Je sens que si je reste un jour de plus je vais péter un câble et en égorger un dans les bois. En particulier un nommé Ida, une espèce de gros porc raciste et fasciste que j'imagine avec plaisir baignant dans son sang sous un arbre. Je m'en tiendrais à lui balancer quelques insultes bien senties en arabe ainsi qu'un super « Salam ale hou » devant tout le monde en partant.
Dans tout se groupe il y avait quand même des gens sympas et intelligents, en particulier Federico un restaurateur qui a pas mal bourlingué en France et qui parle un français impeccable ainsi qu'un couple de jeunes mariés à qui je renouvelle tout mes vœux de bonheurs.
Bobby m'amène à la gare routière de Chiang Rai où sans la moindre difficulté je trouve un bus VIP pour Chiang Mai dans la demi-heure suivante. La route traverse la jungle en suivant une vallée superbe, je discute avec les Thaïs dans le bus et les trois heures de voyage passent en un clin d'œil.
Songkran à Chiang Mai
Retour à Chiang Mai pour le week-end de Songkran, le nouvel an bouddhiste. Tout le monde m'a dit qu'ici les festivités sont les plus belles donc pas de questions à se poser, seulement suivre les conseils des Thaïs. De plus je dois retrouver Saiphin ma prof de Thaï de Bagnols, elle est venu voir sa famille à Sawankalok près de Sukothai avec Seb un ami. Seb est branché Muy Thaï (boxe Thaï) à fond et il vient ici pour apprendre et s'entrainer. Cerise sur le gâteau Saiphin doit m'amener des Gitanes, les LM rouges j'en ais ras le bol de ces cigarettes de tafiolles...
Arrivée à l'hôtel super accueil car tout le monde me connaît maintenant, en plus j'ai la surprise d'avoir une chambre surclassée. Pui l'hôtesse d'accueil à voulu ainsi me remercier d'un service que je lui ais rendu lors de mon passage précédent. Un touriste lui avait payé deux nuits en billets Tchèques, monnaie inchangeable en Thaïlande. De fait elle devait payer de sa poche les deux nuits à la direction de l'hôtel, ici lorsqu'un employé de commerce fait une erreur de compta c'est pour sa poche. Mine de rien les deux nuits d'hôtel représente quasiment deux mois de salaire de Pui alors elle était désespérée. J'ai d'abord recherché sans trop d'espoir le gus sur internet avec l'adresse mail qu'il avait griffonné lors de l'enregistrement, comme je le craignais c'est une adresse bidon. Le soir il y a un couple de Russes sympathiques dans le restaurant où je dîne, je leur explique la situation et après le dîner ils viennent à l'hôtel et changent l'argent.
Première après midi je reste tranquille dans ma chambre, m'offre un bon massage et une petite balade dans le quartier, faut que j'oublie les Israéliens vite fait. Somchai mon chauffeur de taxi attitré m'invite à passer la journée du lendemain avec sa famille. Dehors tout se mets en place pour Songkran et tout le monde est affairé aux préparatifs.
Le
lendemain à 11 heures Somchai me récupère et nous partons chez lui, sa femme
vends des brochettes et grillades sur le trottoir et lui a fait un stock
impressionnant de pains de glace de 20 Kilos qu'il va revendre toute la journée
pour Songkran. Je lui propose de l'aider et c'est un non catégorique, il m'a invité
pour que je m'amuse pas pour bosser... bon dans ce cas OK je me joins à ses
fils sur leur point d'arrosage et c'est parti pour
Le
lendemain Songkran bis mais cette fois ci sur le pick-up de la famille, Pod et
Nung sont les chauffeurs, à l'arrière Seb, Saiphin, la maman et la soeur et moi
et c'est parti pour
Sukothai
Le
jour suivant paquetage et départ pour Sukothai avec toute la famille, ils
rentrent à Sawankalok à coté de Sukothai ma prochaine destination. Ma taille me
vaux l'honneur d'être copilote, je plains Saiphin, Nung et Seb qui sont tassés
à l'arrière, les pickups c'est pas mal mais pas à plus de trois personnes. Nous
nous arrêtons à la ferme familiale à Sawankhalok pour manger et se reposer. Je
fais la connaissance de Nori, le père de famille, un grand monsieur toujours
souriant et très gentil. Il essaie désespérément de me parler mais je comprends
pas assez le Thaï et il parle pas un mot d'anglais,
alors Saiphin ou May sont tour à tour appelées à l'aide pour traduire. Tout le
monde veux que je reste mais mon hôtel est réservé et payé à Sukothai alors à
contre cœur May et Saiphin m'amènent. On se donne rendez vous pour aller le
lendemain visiter les ruines de Sukothai, ancienne capitale du royaume de Siam.
J'aurais du accepter l'invitation à la ferme car l'hôtel est lamentable, le
genre usine à voyage organisés. Personnel mal aimable, resto minable et dans la
chambre ils ont du cacher un hélicoptère dans
Kanchanaburi.
Je
pars ensuite pour une nuit à Bangkok avant de prendre un bus le surlendemain
pour Kanchanaburi, vous connaissez tous cet endroit sous un autre nom : le pont
de
Après
une heure de balade en train sur le « Death Railway » (la voie de la
Mort) un bus m'amène à l'hôtel. Superbe, niché dans la jungle au fond d'une
vallée encaissée sur les bords de
Le
lendemain matin réveil à 8h, une vrai grâce matinée pour moi qui est pris le
rythme Thaï et me lève tous les jours à 6h00. Petit déj et embarquement sur un
long boat tail (bateau longue queue, le nom vient du long arbre d'hélice à
l'arrière). Un couple d'anglais sont du voyage, les pauvres ils avoisinent chacun
le quintal et souhaite tout d'abord annuler la balade en bateau madame ayant
des difficultés certaines pour embarquer. Finalement notre batelier Thaï et le
guide trouvent la solution et tout le monde embarque pour une matinée sur
Pattaya.
Retour
à Bangkok pour une nuit et ensuite direction Pattaya. Erreur, erreur... Pattaya
c'est vraiment de la merde, le paroxysme de la connerie touristique. Une ville
crade, immense dont l'attraction principale c'est ...les putes, un coup de pied
dans un arbre et il en tombe 10. Ici un adage dit « les mauvais garçons
vont à Pattaya, les autres en Thaïlande... » Je reste à l'hôtel sur la
plage privée. Il faut aussi que j'aille à l'hôpital, j'ai quelque chose dans l'œil
gauche et ça semble s'infecter alors pas d'hésitation : toubib car la moindre
infection peux très vite s'aggraver avec
Muaklek
Je quitte Pattaya sans regrets et un taxi m'amène à Muaklek un petit village prés de Saraburi à deux heures de route de Bangkok. D'ici j'écris les dernières lignes de ce carnet de route qui, je l'espère, vous aura fait rêver et partager un peu mon voyage. Dao me rejoins ce matin pour le week-end et on va visiter le coin, ici c'est la région des... vignobles, j'ai envie de voir ça et de visiter les caves en discutant avec les producteurs. Ensuite direction Bangkok puis envol pour la France, des images et des rêves plein la tête...
Chok dee mak khrap, Lakorn (bonne chance et a bientôt)
Daniel